Chronique 10
Depuis que les être vivants sont sortis de l’eau pour s’installer sur la terre, narF m’écœure pour que je fasse une chronique sur les «fusi a chat». La voici donc.
Tout à commencé il y a un certain temps (comprendre «ça fait quelques années, mais je ne sais plus combien»), chez mon cousin. Moi, mon frère et mes deux cousins, on était dans le sous-sol, et moi ou mon frère (je sais même plus lequel, je vous l’avais dit que ça faisait longtemps!) trouve un objet étrange sur une bibliothèque. En regardant comme il faut, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un rouleau de papier construction orange (le papier reste roulé grâce à un morceau de papier collant astucieusement placé) sur lequel est écrit au crayon feutre «fusi a chat». Évidemment, on s’est empressé de demander ce que c’était. Et mon cousin nous a rapidement expliqué que c’était une invention de son frère : un fusi a chat (ghe). Il suffit de mettre une balle (genre balle de tennis) dans le rouleau et de lancer la balle sur le chat. Ce n’est pas très agréable pour le chat, je vous l’accorde.
Les plus futés d’entre vous auront remarqué que «fusi a chat» devrait s’écrire «fusil à chat», ou encore «fusil à chats» (ou «Fusil à chat», ou «Fusil à chats», ou même «Fusil à Chat» ou «Fusil à Chats»), mais il faut savoir qu’à l’époque mon cousin était assez jeune et qu’il était donc normal qu’il fasse des fautes et ait écrit «fusi a chat» au lieu de «fusil à chat», «fusil à chats», «Fusil à chat», «Fusil à chats», «Fusil à Chat» ou «Fusil à Chats».
Plus tard (comprendre «un certain intervalle de temps dont je n’ai absolument aucun souvenir de la durée»), alors que mes cousins étaient chez nous, le fusi a chat est ressortit comme sujet de discussion. Et quelques jours après le départ de mes cousins, surprise, je trouve une réplique du fusi a chat cachée dans mon tiroir à vêtements, sous une pile de chandails.
Par la suite (autre mot signifiant «un certain intervalle de temps dont je n’ai absolument aucun souvenir de la durée»), mon cousin m’a appris qu’à l’origine, le fusi a chat avait un manche pour le tenir. Il s’agissait simplement d’une loupe collée au bout, encore une fois grâce à une utilisation réfléchie de cette merveille qu’est le papier collant – mais ne vous y trompez pas, bien que le papier collant soit plus ou moins la quinzième merveille du monde, sachez bien qu’elle ne surpasse en aucun cas le duct tape.
C’est ainsi que se termine l’histoire du fusi a chat.
Voilà, si vous avez des plaintes, n’hésitez pas à les envoyer…à narF! Parce que c’est lui qui voulait absolument cette chronique. Mais je dois dire que je suis content, parce que je m’attendais à un texte beaucoup plus plate.
On se retrouve bientôt (mot signifiant ici… heu, ben si vous avez lu toutes mes chroniques, vous devez commencer à le savoir ce qu’il signifie) pour la 11e chronique!
Joyeux Noël et Bonne Année en retard tout le monde!